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J'ai créé ce site pour rendre hommage a la diva tunisienne Saliha et qui est mon idole ...
Ce site est le vôtre faites le connaître autour de vous, je vous invite à mettre vos commentaires dans le livre d'or d'hommage. Vous pouvez aussi me contacter, tous vos avis et vos suggestions sont les bienvenus, pour faire évoluer le site .
Merci à tous ceux qui apporte leurs soutien et bonne visite.

 

 

 

        

 

 

        Khémaïs Tarnane,

       

 

Khémaïs Tarnane, le père de la Rachidia

C’était un géant, et l’un des doyens de la musique tunisienne.De son vrai nom Khémaïs Ben Ali Ben Khémaïs Tarnane, il est né le 1er juillet 1894 dans une impasse du quartier Erbaâ El Jédid à Bizerte.

 

A cinq ans, il fréquenta le kouteb tenu par le cheikh Khémaïs Chafaï, un meddeb fort réputé à l’époque. Il y apprit à lire et à écrire.Son oncle Ahmed Tarnane le gâtait et l’emmenait avec lui à zaouiet Sidi Abdelkader assister aux chants religieux des troupes de la aïssaouia. Ces mêmes troupes chantaient aussi le malouf tunisien.

Dans cette zaouia, il y avait les concerts de la soulamia de la Mouldia. Il avait appris plusieurs chants alors qu’il n’avait que neuf ans.

 

        Mohamed Triki

      

 

Mohamed Triki en lui-même était une mémoire qui nous relate l’épanouissement de notre musique, quand il a côtoyé Dalila Ettaliana, Hassiba Rochdi… Naâma, Oulaya… et autres Latifa Arfaoui, Alia Belaïd et feu Dhikhra Mohamed, sans oublier bien sûr Saliha et Choubeïla Rached.
Il a aussi participé à sauver ce patrimoine oral en le mettant sur papier pour les générations futures. Noubet al Esbahan a été la première à être répertoriée et c’était aussi la première rencontre de l’Institut Arrachidi avec le public.
Ce père spirituel qui a légué à ses cadets près de deux mille morceaux de pur son tunisien avait son poids à l’étranger pour le rayonnement de ce qui fait la fierté de notre pays. Une Rachidya qu’on doit aujourd’hui revoir d’une façon intelligence pour qu’elle ne soit pas ébréchée ou évaporée au fil des temps modernes.

 

 

 

 

 

 

 

Mahmoud Bourguiba (poète)

      

 

La mémoire « écarlate » Si Mahmoud Bourguiba nous était conté.

 

Son fils aîné révèle, en exclusivité, les facettes d’un poète prolifique, d’un père chouchoutant ses enfants, de ses manies, de ses rites et ses superstitions… Dans la mesure où ce qui fonde la spécificité, et la richesse de notre identité culturelle, c’est justement ce que ces grands hommes nous ont légué, il est de notre devoir de ne pas avoir la mémoire courte, d’être reconnaissants pour tous ces précieux acquis qui constituent notre patrimoine, et que l’on doit préserver contre l’oubli, envers et contre tout.

 

 

 

 

 

 

 

Dr Salah Mehdi : juge et maître de la musique tunisienne
C’est l’un des grands maîtres de la musique tunisienne. Il a formé de nombreux jeunes talents qui sont devenus de célèbres musiciens.
Musicien à part entière, il est capable d’enseigner le solfège, le chant ou l’histoire de la musique, de composer et de jouer de nombreux instruments. Il était aussi le plus grand joueur de naï de Tunisie..

 

Première chanson de Saliha

Salah Mehdi composa sa première chanson qui a été interprétée par la plus grande chanteuse qu’ait connue la Tunisie, la regrettée Saliha.
La chanson s’intitule Mridh feni tal bïa daya, écrite par le regretté Hadj Othman Gharbi.
Cette chanson est suivie d’autres composées par Salah Mehdi et interprétées par Saliha.
Les plus connues étaient Ya khdoud éttifah, paroles de Belhassen Ben Chedly, Aoutari oua oudi d’Ahmed Kheireddine Ah ya khlila d’Ali Ameur, Dar el flek d’Abdelmajid Ben Jeddou, Achraqa el qamar de Mohamed Marzouki, etc. On peut dire que Salah Mehdi a débuté en force dans la composition musicale, puisque les deux premiers tubes de son cru furent interprétés par la grande Saliha.
Salah Mehdi compte près de 600 compositions dont 4 symphonies.
En 1981, il décroche le doctorat d’Etat en musique. Il présenta sa thèse à l’Institut de Poitiers.
Dans sa jeunesse, Salah Mehdi fit également du théâtre en incarnant des rôles secondaires dans certaines pièces, et composa la musique de quelques œuvres théâtrales.

 

 

 

 

 

 

Larbi Kabad (poète)

 

 

 

Larbi Kabadi, nous lui devons les paroles de la chanson «Fouk échajra, Oum El Hassen ghanet» (Oum El Hassen chante, du haut de l'arbre), composée par Khemaies Tarnène et interprétée par Saliha, la voix immortelle de la Tunisie.

 

 

 

Mustapha Kaak

 

 

Mustapha Kaak est Né le 17-04-1893 et Décédé le 06-07-1984
Mandat : 1926-1930
Avocat de profession, mais aussi homme de Lettres et politicien. Il est l'artisan de l'entrée des Tunisiens au poste de bâtonnier. Sous sa présidence, l'Espérance accède à la division 3 puis à la promotion d'honneur. M. Kaak a été aussi président de l'Association des anciens du collège Sadiki et de la Rachidia et premier ministre sous le règne de Mohamed Lamine Bey.

Palmarès :
- Accession de la division 4 à la division 3 en 1927/28
- Accession de la division 3 à la Promotion d'honneur en 1929/30

 

 

 

 

Kef (ville natal de Saliha)

 

 

Située au nord-ouest du pays, à 175 kilomètres à l'ouest de Tunis et à 40 kilomètres à l'est de la frontière algérienne, Le Kef est, depuis la plus haute Antiquité, la principale ville du Haut-Tell et du nord-ouest tunisien dont elle constitue, jusqu'à une date récente, le centre politique, le plus important centre religieux et la place forte dominante. C'est la grande ville la plus élevée de Tunisie (780 m d'altitude).

L'ensemble de la ville actuelle est réparti entre deux délégations : Kef Est et Kef Ouest. Sa superficie urbanisée actuelle est de 2500 hectares dont 45 sont situés à l'intérieur des anciens remparts de la médina. La municipalité du Kef, l'une des plus vieilles de Tunisie, a été créée le 8 juillet 1884. Elle compte 45 191 habitants (recensement de 2004).

 

 

 

Le festival de Carthage

      

 

Le festival international de Carthage est l'une des manifestations culturelles les plus cotées parmi les festivals internationaux organisés en Tunisie. Le Festival international de Carthage est un festival annuel de musique ayant lieu aux mois de juillet et août, depuis 1964, dans la ville côtière de Carthage (Tunisie).

 

 



Considéré comme l'un des festivals arabes, africains et mondiaux les plus importants, le Festival international de Carthage est abrité par l'amphithéâtre de Carthage restauré au début du XXe siècle et doté d'une capacité d'accueil de 7500 spectateurs.

Le festival de Carthage draine les artistes les plus réputés du monde arabe dont Ali Riahi, Hédi Jouini, Fayrouz, Fawzi Chekili, Warda ou encore Magida el-Roumi. Mais le festival va au delà de la culture arabo-méditerranéenne pour offrir tous genres de créations artistiques. Ainsi, la scène de Carthage a notamment accueilli Youssou N'Dour mais aussi Dalida, James Brown, Louis Armstrong, Ray Charles, Alpha Blondy ou Joe Cocker.

 

 

      

 

La Poste tunisienne a émis un timbre-poste en hommage à cette grande dame de la chanson tunisienne paru le 21 décembre 1998 dans le cadre d’une série philatélique comprenant aussi Ali Riahi et Kaddour Srarfi.
Ce timbre a été imprimé en offset à l’Imprimerie de la Poste d’après une maquette de l’artiste Yosr Jamoussi.

      

 

 

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Dans les ruelles de la Medina (aquarelle Nacef Gargouri)

 

 

 

Une médina (المدينة العتيقة), désigne une ville ancienne par opposition à une ville moderne de type européen. Ce terme est surtout employé dans les pays du Maghreb, en Afrique de l'Ouest et en Afrique de l'Est.

Une médina se caractérise par ses échanges avec les zones rurales environnantes qui la nourrissent et par les activités marchandes qui la soutiennent, malgré les remparts qui la ferment et la protègent de la menace des envahisseurs. Une grande partie d'une médina est occupée par les souks.

                                                                      Biographie
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Les immortels de la chanson tunisienne



La grande  Divas Saliha est, incontestablement, la plus grande chanteuse qu’ait connue le milieu artistique tunisien.

 

 

 

Dans ce site vous découvrez tout sur Saliha biographie, discographie, lyrics, fonds d'écran, économiseurs, articles, fiches  et des tas d'autres choses à découvrir !

 

 

Parmi les références culturelles qui rassemblent les musicophile tunisiens, on retrouve certains monstres sacrés dont la carrière prolifique bénéficie d'une distinction particulière.

 
Au sein de ce palmarès d'artistes élevés au rang de mythes, Saliha occupe véritablement une place de choix dans le coeur des tunisiens.

 

 

    

 

 

 

 





De son vrai nom : Salouha Bent Ibrahim Bent Abdelhafidh, la regrettée Saliha était née en 1914 dans le village de Nebr, dans la ville du Kef.

Son père est originaire de Souk Ahrass, en Algérie. Sa mère est tunisienne, elle s’appelait M’barka Ben Amara Rezgui. Saliha avait aussi une sœur aînée prénommée Algia.

Du Kef, Saliha s’en est allée à Mateur. Ensuite, elle s’installa définitivement à Tunis.

Après le divorce de ses parents, sa sœur aînée Algia suivit son père, mais Saliha préféra rester avec sa mère.

Le prince Mourad Bey me raconta un jour que Saliha et sa mère avaient passé des années chez Sidi M’hamed Bey (frère de Sidi Moncef Pacha Bey) dans une maison située à Kheïreddine, dans la banlieue nord de Tunis.

Chez Sidi M’hamed Bey, les princesses étaient de vraies mélomanes. Pour égayer les longues nuits d’hiver, elles chantaient. Saliha, enfant, apprenait par cœur tout ce qui parvenait jusqu’à ses oreilles sensibles, elle avait alors treize ans.

Parmi les chansons que Saliha avait bien retenues, «Efrah ya albi» d’Oum Kalthoum, et une chanson appartenant au patrimoine tunisien comportant un refrain et quatre couplets intitulée «Bellah ya Ahmed ya khouya».

 

 

 

                

 

                 Saliha au sein de la troupe de la Rachidia. Au centre, Khemaïes Tarnane

 

 

 




De la maison de Sidi M’hamed Bey, Saliha alla s’installer dans la maison de la chantense Badria, habitant à la rue du Pacha à Tunis.

Badria organisait des concerts privés chez elle chaque vendredi soir… C’était en 1927.

Un beau jour, Saliha se trouvant seule à la maison, donna libre cours à son don, et chanta de toutes ses tripes, comme si elle était sur scène ! Les voisins et les passants, dont Hassouna Ben Ammar, avocat et mélomane, entendirent de loin cette voix stupéfiante de beauté. Ce dernier faisait partie des invités du vendredi soir, rendez-vous hebdomadaire des mélomanes dans la demeure de Badria. Hassouna Ben Ammar informa Badria que l’autre jour, en passant devant sa maison, il entendit une belle voix chanter. Badria fit la sourde oreille et, le lendemain, elle renvoya Saliha.

Le renvoi de Saliha de la maison de Badria choqua profondément Hassouna Ben Ammar. Il voulut faire de Saliha une grande chanteuse. Mais la jeune surdouée se volatilisa dans la nature. Il essaya par tous les moyens de retrouver ses traces et confia à Ali Jendoubi, journaliste et membre de la Rachidia, le soin de chercher cet oiseau rare, vainement du reste.

 

 

 

 

             

 

Dans les coulisses de la salle Kortoba (Ramadan 58). On reconnaît Saliha, Zaker, Tahar Melligi et Salah Khémissie

 

 

 

 

 

 

Ce n’est que quelques années plus tard, plus précisément en 1938, que Saliha apparut sur scène. Béji Sardahi, un excellent musicien, qui joue du luth, directeur d’un orchestre réunissant, notamment, Ibrahim Salah à la cithare, Kaddour Srarfi (violon), Hamadi Khémis (tar) et Jelloul Chichti (darbouka), accepta Saliha dans sa troupe et lui composa quelques chansons.

Au cours de cette même année 1938, a été inaugurée la maison de Radio-Tunis par M. Jules Julien, ministre français des PTT, venu spécialement de France pour la circonstance le 15 octobre 1938.

A cette occasion, Saliha, qui avait 24 ans, chanta au Théâtre municipal des airs orientaux et tunisiens. Le concert public retransmis en direct sur les ondes de la radio émerveilla le public tunisien, la découverte fut surprenante et agréable. Jamais à Tunis, une voix aussi belle ne parvint aux oreilles d’un aussi grand auditoire.

Mustapha Sfar, directeur de la Rachidia, était parmi les invités au gala du Théâtre municipal. Il se sentit ensorcelé par la voix de Saliha.

A la fin du spectacle, il lui proposa d’intégrer la Rachidia. En guise de test, l’enfant de Nebr interpréta une ancienne chanson du patrimoine tunisien intitulée «Bellahi ya Ahmed ya khouya». Le jury qui avait auditionné Saliha était composé de MM. Mustapha Sfar, Tahar M’hiri, un commerçant notoire, grand connaisseur du malouf, Mohamed Ben Slimane, notaire et Cheikh d’une troupe de soulamia, Rachid Ben Mustapha, ingénieur au service topographique, Ali Benouaness, l’un des cheikhs du malouf, Mohamed Triki, Cheikh Khémaïes Tarnane, Hassouna Ben Ammar et Mustapha Kaâk.

Le test fut naturellement concluant et Saliha admise à la Rachidia.

Il a été convenu que Saliha touche une rémunération mensuelle et bénéficie d’un logement dont le loyer était pris en charge par la Rachidia.

En contrepartie, Saliha s’engageait à ne chanter qu’au profit de la Rachidia, et était tenue donc à ne pas se produire dans les concerts publics et privés.

 

 

 

 

 

                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les musiciens Khemaïes Tarnane et Mohamed Triki prirent Saliha sous leur férule et lui composèrent une série de chansons au cachet spécifiquement tunisien, dont les paroles étaient écrites par d’illustres poètes appartenant à «Jemaât taht essour».

La première chanson écrite et composée spécialement pour Saliha s’intitule «La enta bel wasl ethanini» du poète de la jeunesse Mahmoud Bourguiba et mise en musique par Mohamed Triki.

Suivirent nombreuses chansons, dont les plus connues : «Ache ifid el malame», «Hozt el bha wa essir», «Fouk echchajra», «Ghzali nfar», «Ya zahratan», «Mahlaha kelma fi fommi», «Ki dar kass el hob», «Hajara el habib», «Yam layoun ezargua» et «Charaâ el hob», toutes composées par Khemaïes Tarnane.

Mohamed Triki lui composa à son tour «Ouyoun soud», «Ya laïmi azzine» et «Elli taâda ou fet».

Salah Mehdi : «Mridh féni», «Ya khlila», «Dar el flek», «Ya khdoud ettofah», «Fi boustani» et «Awtari ou oudi».

Saliha compte aussi des chansons du patrimoine comme «Freg ghzali», «Ya khil Salem», «Fel ghorba fnani», «Ourdhouni zouz sbaya», «Wadaouni» et autres…



Après des années de gloire, où reine de la chanson tunisienne, elle trôna sans partage, Saliha se produit pour la dernière fois en public le 10 novembre 1958 au Théâtre municipal, lors d’un concert qui a groupé des chanteurs des pays du Maghreb arabe.

 

 

 

 

 

Saliha - Frag ghzali صليحة - فراق غزالي

 

 

 


هذه الأغنية التراثية من تونس نسميها " فوندو فراق غزالي " وهي أغنية فريدة من نوعها لأنها تجمع بين التقليدي والشعبي من حيث المقامات المتنوعة في كل مقطع والايقاع كما انها تحمل العمق في كلماتها الجميلة.....
 

 

 

 

                  

 

 

 

 

 

(مقام راست الذيل)


فراق الحياة يذبل الرّوح ..............ويا عين بالدمع نوحي
نبكي والقلب مجــــروح.............. من يوم فارقت روحي
***
فراق غزالي
العين تنحب من فراق غزالي
حتى لذيذ الــــنوم ما يحلالي
آه...العين تنحب
***
لا نرقد الليل محتار.......... وهاجــــــــــــت عليا النكيدة
في كبدتي شـــــعلت النار ..........كما محرقة في حصيدة
على ولفتي كحلة الأنظار ..........رحلت على غير ريده

رحلوا بيها
سود ليــــــــــــــــالي مذبلة عينيها
لو كان صابت حكــــــــمها بايديها
ما تطيق ساعة على فراق خيــالي
آه...العين تنحب
****
(مقام محيرعراق)


يحدث على العبد ساعات.......... الشيء الذي لا يوالم
بني ادم اللي يقرأ العقبات .............تبعد عليه المظالم
حكرت ووزنت الاوقات........... ولا حد من حد سالم

سلم تنجى
اوزن كلامك في مثيل السنجة
محال نصبر على فراق الغنجة
وفراقها ما كانــــــشي في بالى
آه...العين تنحب
***
(مقام محير سيكاه)


فراق الحياة مر وصعيب....... وخلف دموعي تتقاطر
لوجت مالقيتشي طبيب....... يبري على الجرح شاطر
فرقة بلا موجعه عيب....... وما تتنســى من الخواطر

ماننساها
على الـلي تهت في حبها وهواها
كانت بجنبــــــــي كل يوم انراها
واليوم خشت في الفجوج الخالي
آه...العين تنحب
***
(مقام العرضاوي..شعبي)

رحلت عليا وغابت ...........وخشت لفجوج الخلية
وكبدتي على الجمر ذابت ........والأيام طالت عليا
تتفكرنيش ثابت.................. وفي غيبتي يا البنيّا

بعد الغيبة
مايتقبل بانســــــان غير حبيبه
جرح الحبيب لقيت فيه غريبة
وجرح المحبة ضني واساني
آه...العين تنحب
***
(مقام المزموم)

الايام عديتهم مرض....... وسبب مرضتي بالغبينة
نمشي جهامة على الارض ....وسط سوق المدينة
خايف من لاكت العرض .......وشماتة الناس فينا

بتنا صبحنا
بالك كلام الناس لايفــضحنا
صبحتها بالخير وتصــالحنا
ويساعدو الأيام كيف توالي
آه...العين تنحب

 

 

 

 

 

 

 

Les spectateurs ont remarqué que Saliha était épuisée et éprouvée par une grave maladie incurable. Elle ne pouvait se tenir debout et s’appuyait sur une chaise.

Saliha chanta durant cette soirée d’adieu l’éternelle chanson «Freg ghzali», un fondou rast edhil comportant dix couplets et dix aroubis et un refrain intitulé «El aïn tenheb men freg ghzali».

Quinze jours plus tard, la grande Saliha mourut dans une clinique. Elle fut transportée, d’où sortit son cortège funèbre, du domicile de sa fille la chanteuse Choubaïla Rached situé rue Souki Belkhir, impasse El-Joudi (près de la demeure du regretté Salah Khémissi), dans l’après-midi du jeudi 26 novembre 1958.

 

 

 

 

 

Quelques jours avant la mort de Salah Khémissi, elle était venue lui rendre visite. Pour le consoler, elle lui dit que sa maladie n’était pas grave et qu’il sera bientôt rétabli. Elle lui promit qu’elle donnera un concert public sur la place Bab Souika en sa compagnie, et qu’elle baptisera ce concert (soirée Salah et Saliha).

Malheureusement, le vœu de Saliha n’a pas été exaucé. Saliha et Salah Khémissi reposent aujourd’hui l’un près de l’autre, sous la terre du même cimetière.

 

                                                                                                              Tahar MELLIGI

 

 

 

Ressources :

 

"La Presse de Tunisie"  - 6, rue Ali Bach Hamba  -  1000-Tunis
Tél. (+216) 71 341 066 -  Fax (+216) 71 349 720 - contact@lapresse.tn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

               

 

 

 

 

 Saliha demeurera à travers ses chansons Aroubi Tounsi, attachée à l’humus du terroir et à ses origines campagnardes. Dans sa quête mouvementée, elle restera indifférente au mal qui la ronge et refusera d’écouter les conseils de ses médecins à garder le lit. Lasse de tant d’errance, il ne lui restera comme ultime réconfort que son public encore fidèle. Usée par la maladie, Saliha montera une dernière fois sur la scène du théâtre municipal de Tunis le 10 novembre 1958. Agée de 44 ans, elle s’éteindra quelques jours plus tard, laissant un vide irrémédiable et un public orphelin inconsolable.

 

 

Par Hamadi Abassi.

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
        
 
 

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La Rachidia (المدرسة الرشيدية), ou Association de l'Institut Al-Rachidi de musique, est un institut de musique tunisienne qui voit le jour en 1934 grâce à une élite de mélomanes dirigés par Mustapha Sfar (Cheikh El Médina de Tunis). C'est la première institution musicale en Tunisie et une des plus vieilles institutions de musique arabe..

 

 

Étymologie

 

 


Le nom de La Rachidia est choisi en référence à Rachid Bey, troisième souverain husseinite, qui fut initié à la musique par sa mère, une aristocrate italienne[1]. Il s'intéresse donc particulièrement à la musique et à la chanson venues d'Andalousie et œuvre à enrichir la musique tunisienne par celle venant de Turquie (notamment au niveau des règles et des rythmes). Ce souverain met en place une école de musique au palais beylical qui est conservée sous le règne de ses successeurs.

 

 

 

Histoire

 

Deux ans après le congrès de la musique arabe organisé en mars 1932 au Caire, La Rachidia voit le jour en réaction à l'envahissement des espaces publics (cafés) par les disques orientaux, à l'apparition de chansons tunisiennes en français (défense de l'identité nationale en période de colonisation) et aux effets d'une chanson alors considérée comme « de bas étage »[1]. Dans une première étape, l'institution vise donc la sauvegarde du patrimoine musical tunisien dont le malouf et ses variantes. Dans une seconde étape, elle vise la documentation d'un patrimoine considérable : les premiers essais d'adaptation de notation musicale sont exécutés par Mohamed Triki[1].

Les premières années suscitent l'enthousiasme des paroliers et des musiciens. Ces derniers, réunis au sein d'une cellule (khaliya), donnent leur premier concert au Théâtre municipal de Tunis. La Rachidia recrute ses premiers éléments féminins : Chafia Rochdi, Saliha et Fathia Khaïri. Cette phase de développement se poursuit après l'indépendance avec la création par Khemaïs Tarnane d'un conservatoire pour l'apprentissage du malouf qui donne un second souffle à l'institution avec l'apparition des figures de Tahar Gharsa, Mohamed Saâda, Abdelhamid Ben Aljia, Ridha Kalaï, Naâma ou encore Oulaya[1]. À partir des années 1950, l'enseignement y est introduit avec la même mission de sauvegarde du patrimoine et d'encouragement de la créativité et de l'innovation chez les jeunes musiciens de tous horizons.

Avec le lancement de l'orchestre de la radio-télévision tunisienne, on assiste à une désertion de l'orchestre de La Rachidia. Après le décès de Tarnane en 1964, Tahar Gharsa est nommé responsable de l'ensemble vocal jusqu'en 1978. Par ailleurs, une décision présidentielle est prise en 1991 pour renforcer le budget de l'institution et la réhabiliter par la relance de la troupe première, l'actualisation du patrimoine musical national, la réintroduction de l'enseignement et l'encouragement des créateurs dans toutes les branches de la musique, une mission dont est chargé Ben Aljia avec l'aide de Tahar Gharsa. Le fils de ce dernier, Zied Gharsa assure la direction de l'ensemble musical à partir de 2003[1] et remplace Ben Aljia à la tête de l'orchestre en juillet 2006.

 

 

Activités

 

Le comité artistique assure la charge de la collecte du patrimoine et de la révision des nouvelles compositions. Le deuxième comité, composé de poètes et d'auteurs, se penche sur l'étude des textes des chansons.

La Rachidia anime des concerts tous les mois à l'Institut supérieur de musique qui en est le siège. En 2005, l'ouverture du Festival international de Carthage est consacré à célébrer les 70 ans de cette institution.a

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

      

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